30 novembre 2009

Le ou La, Pinot Noir ?

Par Alain de Montmorency
Tel le sexe des anges, à l'origine de controverses depuis la nuit des temps, s'annonce ce pinot noir, hermaphrodite d'un soir, un Sancerre rouge Raudonas 2006 de Sébastien Riffault, dont les puissant arômes de fruits rouges grillés ne laissent aucun doute quant à la virilité du porte-greffe. Après quelques circonvolutions dans le verre, le nez se met à pinoter, sur des accents sudistes portés par un fruit mûr, ce qui est un réel exploit pour des raisins récoltés au niveau du nord de la Bourgogne (mais au sud de la Loire, ndlr). Ce côté solaire se poursuit d'ailleurs en bouche avec une matière autant généreuse que chaleureuse. En définitive, joli (vous remarquerez que je n'ai pas mis de "e") Pinot Noir qui, de surcroit, me réconcilie avec les vins de ce vigneron dont je n'avais goûté pour l'instant que les blancs.


Baraou va participer à une rubrique sur Ideemag

C'est pour bientôt !

29 novembre 2009

T'en as marre de l'eau, de Bû ?

Cuvée exclusive réalisée avec Floréal Romero (Domaine Le Bouscas dans le Gers), issue à 85% de Tannat et 15% de Merlot de la vendange 2005 (culture en biodynamie).
Cette cuvée fut validée par Alain de Montmorency et quelques clients proches en plus de notre équipe.
Idéalement servi à 16/18° après aération, pour accompagner une garbure, un cake au jambon de pays, un cassoulet... Le vin développe des arômes de myrtille, de café, sur une structure ferme mais fine, avec des saveurs de petits fruits et une légère amertume ; il est doté d'une finale fraîche et équilibrée (alcool 12%).


28 novembre 2009

Giacomo Vico Chardonnay 2007


Plus aérien que les 2005 et 2006, mais toujours aussi structuré, ce 2007 est très agréable dés maintenant.

27 novembre 2009

Oh la Vache !! Ce P'tit Taureau !!




Par Alain de Montmorency
Je ne suis pas du signe astrologique du taureau, ni un inconditionnel de la tauromachie.
Juste amoureux d'une chanson de Nougaro qui porte ce nom. "Je suis un petit taureau, mais moi c'est pas pareil. Je suis un petit taureau, mais moi en plein soleil, j'entrerai dans la reine, la reine des abeilles..."
Ces paroles sont celles de Jean Philippe Padié, avec lesquelles il définit son vin, voire la philosophie de son travail. Celui-ci, issu de 50% Carignan, de 30% Syrah, de 10% Grenache noir, et 10% Mourvèdre, se veut fougueux, généreux, aux accents jeunes et naïfs.
Et effectivement, il l'est resté, jeune et sauvage, peut être même un peu trop tant il m'évoque davantage du jus de raisin fraichement pressé, acidulé et gouleyant, qu'un vin dont j'imaginais que les 4 années auraient muté les ardeurs en concentration. Ben non, l'est resté le "fringant puceau" que j'avais connu il y a maintenant 2 ans, comme si, sur lui, les années n'avaient pas prise, l'heureux veinard...
Cette petite remarque est d'ailleurs plus une surprise qu'un reproche car, il a filé le parfait amour avec le rôti de porc auquel on avait prévu de l'accoupler. Néanmoins, si jamais vous prévoyez d'en ouvrir une bouteille ce week-end, préférez le pour accompagner de la charcuterie entre copains, plutôt qu'associé à un tournedos de biche aux airelles (quoique, maintenant que j'y pense, l'accord avec les airelles n'est peut être pas incongru. Bien vu Laurent, même si ce n'est pas un 2003). En deux mots, c'est un vin de d'jeun's, amoureux de vin "nature".

Les accords qui gâchent les repas de fêtes

- Mousse de foie gras(se) d'origine vaguement contrôlée et liquoreux ou moelleux à base de raisins plus ou moins mûrs, de sucre ajouté et de forte dose de soufre. Petit conseil : incorporer de l'aspirine pilée directement dans la mousse. - Poi(s)son d'élevage nourrit avec "on ne sait quoi" et qui pue l'eau croupie, servi avec un blanc sec qui fait mal au bide (abus d'acidifiant, voire abus tarifaire) et à la tête comme aux jambes (abus de soufre).
- Viande desséchée issue d'animal à la croissance ultra-rapide et bourré de médicaments inquiétants, achevée par une cuisson désastreuse et accompagnée par un vin rouge tout autant desséché par son boisé exagéré au point qu'on a peur de se retrouver avec des échardes dans la langue.
- Fromage industriel aseptisé et insipide, à base de lait pasteurisé, à l'appellation usurpée, avalé avec un rouge dont la concentration évoque plus le solide que le liquide. Variante : le vin conservé au fond d'une cave souvent mal adaptée et qui est plus mort que les aïeuls enterrés dont on évoque à l'occasion la mémoire (les pauvres). Autre variante : le grand vin fin dont personne n'appréciera les qualités tant les palais ont été malmenés avant son service.
- Bûche glacée "standard" et vin pétillant à l'appellation plus ou moins prestigieuse, plus destiné à arroser le sportif vainqueur sur un podium, dont les raisins de son origine - à la maturité contestable - ont donné un vin clair imbuvable (mal)heureusement masquée par un gaz et un dosage poussés au maximum.
- Le digestif (comme le trou normand ou gascon, voire le whisky d'apéritif) peuvent participer au massacre, mais ce n'est en général pas du vin, je n'ai donc pas à en faire la critique, puisque je ne suis qu'un spécialiste en vins.
Amen

Gérard Menbûssa - Beaujolais Nouveau 2009

L'ami Cyril Alonso nous a fourni une belle cuvée par Nicolas Testard ; une cuvée qui fait dire à nos clients arrivés avec l'objection "moi le beaujolais j'aime pas ça" : Mais j'ai rarement bû ça !
Pour sûr, un primeur de cette fraîcheur, avec cette acidité, c'est jouissif.

26 novembre 2009

Ne buvez pas le Poulsard Vieilles Vignes 2007 de Stéphane Tissot


Par Alain de Montmorency
Pour une fois, un vin que je ne vous conseillerai pas : le Poulsard Vieilles Vignes 2007 (Sans Soufre Ajouté) de Stéphane Tissot.
Acidulé à l'ouverture, la carafe et la patience lui sont vraiment indispensables pour que les vieilles vignes vous dévoilent tout leur potentiel : les parfums de framboise légèrement perlants se métamorphosent alors, avec le temps, en nuances d'aromes fumés et poivrés, tandis que la couleur devient plus dense et vous monte aux joues, trahies par le plaisir......
Voyez, c'est un vin fin et délicat qui réclame de la subtilité.
Non, je ne peux pas vous le conseiller, vous passeriez à coté.
Buvez plutôt un vin boisé et surextrait, c'est plus fastoche !

Beaujolais Lapalu

Le beau Jo n'est pas laid, il n'a pas le palu, et hier soir, quand il a bu le nouveau 2009 de Jean-Claude Lapalu, pour s'endormir il n'a pas lu, il a bu et rebu, à Bû, goûtant les fruits charnus, le jus du crû, du beau jus pour le beau Jo. Devant tant de plaisir, Jo 'l'est assis, y va pas partout, y marche pas au soda, à l'ouest de Paris, y connaît tout Bû par coeur, tous les p'tits bars, tous les coups à boire.

25 novembre 2009

Peyre Rose - Oro 1997

Coteaux du Languedoc – Oro 1997 du Domaine Peyre Rose
(Domaine en Agriculture Bio)
Cépages : Rolle, Roussane, Viognier, Ugni blanc, Terret, Clairette...
Dégusté après un passage carafe.

Alors là, je défie quiconque de découvrir à l’aveugle un vin du Languedoc. D’abord, une robe dorée, épaisse, qui désoriente. Ensuite, un nez extraordinairement complexe, fait de fruits jaunes et blanc très mûrs, de noisette, de miel, de noix et d’épices. Pour le coup, on se croirait en Orient. En bouche, c’est le choc gustatif. Le voyage continue à bord d’une matière énorme, opulente mais élégante, subtile mais tellement loin des standards de la région, combinaison de silex et de noix qui marque à jamais la mémoire. Ce nectar s’écoule lentement vers une finale XXL. Equilibré malgré sa puissance, ce vin haut en couleur, s’impose de lui-même, hors normes, hors mode. Une Bombe !!!

Alain de Montmorency

24 novembre 2009

Commentaires de Franck Thomas

Revenons sur la soirée du novembre 2009 (lancement officiel de http://www.findawine.com/) avec les commentaires de Franck Thomas (merci à lui).
Clos Uroulat – Cuvée Marie 2004 Jurançon sec
Vin dans l'évolution, millésime peu côté mais qui se goûte très bien maintenant et qui s'est parfaitement accordé avec la chair serrée, acidulée et ferme du fromage de chèvre.
Château du Bloy 2007 Montravel blanc sec
Un assemblage bordelais, franc, classique et sincère, de bon aloi, a trouvé un terrain d'expression simple et plaisant sur un charolais tendre, crémeux et légèrement acidulé.
Domaine Léon Barral - Blanc 2006 VdP de l'Hérault blanc
Ce blanc au caractère légèrement oxydatif a su tempérer le caractère fougueux et rustique du maroilles. Un mariage de contraste osé et surprenant.
Champagne Boulard - Réserve Nature (non dosé)
Le langres proposait une texture onctueuse et puissante avec une croûte développant une très légère amertume, la finesse de la bulle et la vinosité du vin égayaient ce couple d'un soir aux allures libertines.
Le Bouscas – Vaïhana VdT blanc sec
Jeune et fringant tel un éphèbe athénien, il brandit son acidité et sa souplesse pour raviver la fourme quelque peu engourdie.
La Casenove – 15/10 Rivesaltes Ambré 2001 VDN
Puissant riche et vertueux, le roquefort s'impose dans une dynamique salée et presque piquante. Le rivesaltes, fier et opulent, vient contrecarrer le profil excessif du fromage. Duel dans un premier temps, paix gustative plus tard.
Domaine Tissot - Savagnin 2005 Arbois Savagnin
Typé dans l'expression de son terroir, ce 2005 offre puissance et élégance. Une association classique et longue autour d'un Comté fruité et noisette.
Saurigny – Ange ou Démon VdT (Cabernet d'Anjou)
Le vieux gouda orangé et salé impose une texture ferme. La vivacité et la jeunesse du vin lui permettent de révéler à nouveau une seconde jeunesse.

21 novembre 2009

L'Esprit de Font Caude 2001 Alain Chabanon


Languedoc de Syrah (45%), de Mourvedre (42%) et de Grenache (13%). La classe du terroir et du vigneron. Millésime puissant et riche, heureusement l'acidité de cette cuvée équilibre l'ensemble. Idéal pour les plats de viandes de l'hiver.

20 novembre 2009

Beaujolais Nouveau


Gérard Menbussa par Cyril Alonso et le Villages 2009 Nouveau de Jean-Claude Lapalu : de très beaux jus. Le Menbussa est frais et doté d'une belle acidité qui lui assure une relative longévité, le Lapalu est plus charnu et rond.

18 novembre 2009

Beaujolais Lapalu


Des nouveautés et des nouveaux : la nuit pour les transporter afin de les présenter demain matin.

Henri Milan


Sous le soleil de Provence, tranquille.